Télégramme N°7 (Avril 2017) : Les 3 étoiles de l’apparition de Pontmain et les 3 Ave Maria

Chers amis et pauvres Pèlerins du Roi,

LES TROIS ETOILES DE L’APPARITION DE PONTMAIN ET LES TROIS AVE MARIA

La pratique de la dévotion des Trois Ave Maria est d’origine divine, car elle provient de la Très Sainte Trinité. De toute éternité les trois personnes divines se sont complus à prédestiner Marie, leur chef d’oeuvre de prédilection ; elles l’ont embellie, l’ont couronnée dans le ciel.
Cette dévotion consiste à réciter TROIS AVE MARIA chaque jour, matin et soir, en l’honneur des trois privilèges ou attributs accordés à la Vierge Immaculée par chacune des trois Personnes adorables :
– la Puissance par le Père, – la Sagesse par le Fils, – la Miséricorde par le Saint Esprit.
En 1095, au concile de Clermont, tenu sous Urbain II, il fut recommandé Trois Ave Maria à tous les fidèles pour le succès de la Croisade.

Notre-Dame de Pontmain sous les étoiles

Notre Dame de Pontmain nous fournit des points de comparaison frappants,
avec cette sainte pratique.
Pendant la mission de Laval, durant le Carême de 1901, à la paroisse des Cordeliers, le P. Jean Baptiste1 rencontra un des voyants de Pontmain, l’abbé Barbedette, curé d’une paroisse de Mayenne : « Nous étions avides, dit-il, de l’entendre raconter l’apparition dont il eut le bonheur d’être témoin. Il se prêta volontiers à notre pieuse curiosité et nous fit le récit des moindres circonstances, dont il gardait le souvenir, disait-il, « comme si c’était d’hier, car ces choses-là ne s’oublient pas ». Il avait douze ans au moment de l’Apparition ; c’était le plus âgé des voyants. Un détail surtout excita vivement notre attention : Trois grandes étoiles se fixèrent, l’une, au-dessus de la tête de la Sainte Vierge, les deux autres, de chaque côté à une certaine distance, à la hauteur des épaules. Interrogé sur la signification de ces trois étoiles, l’abbé Barbedette ne le savait pas. On venait de recevoir les premières images des Trois Ave Maria, représentant la Très Sainte Vierge couronnée par le Père, le Fils et le Saint Esprit.
« Voici, dis-je à mon interlocuteur en lui montrant une de ces images, une explication qu’on pourrait peut-être donner.

Les trois Personnes divines sont représentées par les trois grandes étoiles qui sont un emblème des Trois Ave Maria, récités en l’honneur des privilèges confiés à Marie par l’adorable Trinité ». L’abbé Barbedette fut heureux de cette interprétation et promit de se faire le propagateur d’une pratique qui avait un certain rapport avec l’Apparition dont il avait été favorisé. Toutefois, craignant de nous tromper et de prendre nos désirs pour une réalité, nous fîmes des recherches à ce sujet, et nous avons eu le plaisir de lire, dans le livre intitulé : Notre Dame de Pontmain (par le R.P. Berthelon2, supérieur des Oblats de Marie Immaculée à Pontmain), ceci : « Les trois grandes étoiles qui brillent à la hauteur de ses bras et au-dessus de son front virginal, sont l’image de la Sainte Trinité qui reflète toute la splendeur de sa sainteté sur le Coeur très pur de Marie, Fille chérie du Père, Mère bien aimée du Fils, Épouse du Saint-Esprit, et pour cela, Immaculée dans sa Conception ».
D’ailleurs il semble que la Bienheureuse Vierge ait voulu, dans cette apparition, représenter ce que symbolisaient les anciennes armes de Pontmain : un M croisé avec un A enfermés l’un et l’autre dans un triangle ayant une étoile à ses trois côtés. On ne pouvait mieux figurer les rapports avec l’adorable Trinité, rapports qui sont l’objet même et la raison d’être des Trois Ave Maria.


Aussi, ces armoiries ont-elles fourni, avec une légère modification, le motif du blason de notre sainte dévotion. »


Lorsque la Vierge en fit la révélation à sainte Mechtilde (1241-1297) qui la priait de l’assister à l’heure de sa mort : « je le ferai certainement répondit la divine Vierge ; mais toi, de ton côté, je veux que tu récites, chaque jour Trois Ave Maria :
« Par le premier Ave Maria, tu demanderas que, – comme Dieu le Père, selon la munificence de sa toute Puissance, a exalté mon âme sur un trône de gloire sans égale, au point qu’après Lui, je suis la plus puissante au ciel et sur la terre, – ainsi je t’assiste à l’heure de la mort, pour te fortifier et repousser loin de toi toute puissance ennemie.
« Par le second Ave Maria, tu demanderas que, – comme le fils de Dieu, selon les trésors de son irrésistible Sagesse, m’a ornée merveilleusement de science et d’intelligence, et m’en remplit tellement que je jouis de la connaissance de la bienheureuse Trinité plus que tous les saints ensemble, et que comme un soleil brillant, j’éclaire tout le ciel par la clarté dont il m’a embellie, – ainsi, je t’assiste, à l’heure de la mort, pour remplir ton âme des lumières de la Foi et
de la vraie Sagesse, de peur que ta foi ne soit obscurcie par les ténèbres de l’ignorance et de l’erreur.
« Par le troisième Ave Maria, tu demanderas que, – comme le Saint Esprit m’a remplie entièrement des douceurs de son Amour et m’a rendue si aimable et si aimante, que, après Dieu, je suis la plus douce et la plus miséricordieuse, – ainsi je t’assiste à l’heure de ta mort, en remplissant ton âme d’une telle suavité de l’amour divin, que toute peine et amertume de la mort se change pour toi en délices. »
Telle est la promesse de la bonne mort faite par la Reine du Ciel à ceux qui seront fidèles à la récitation des TROIS AVE MARIA.

NEUVAINE EFFICACE des « Trois Ave Maria »
I

O Marie, Vierge puissante, Virgo potens, Vous a qui rien n’est impossible… par cette puissance même dont vous a gratifié le père Tout-Puissant, je vous en conjure, assistez-moi dans la nécessité où je me trouve. Puis donc que vous pouvez me secourir, ne m’abandonnez pas, ô vous qui êtes l’Avocate des causes les plus désespérées ! Il me semble que la gloire de Dieu, votre honneur et le bien de mon âme, sont attachés à la concession de cette faveur.
Si donc, comme je le pense, elle est conforme à la très aimable et très sainte volonté de Dieu, je vous en prie, ô TOUTE PUISSANCE SUPPLIANTE, Omnipotentia suplex, intercédez pour moi auprès de votre Fils qui ne peut rien vous refuser.
Je vous le demande de nouveau, au nom de la Puissance sans borne que le Père céleste vous a communiquée, et en l’honneur de laquelle je vous dis, en union avec sainte Mechtilde, à qui vous avez révélé la salutaire pratique des Trois Ave Maria.

Ave Maria…

II

Divine Vierge, qui êtes appelée le TRÔNE de la SAGESSE, Sedes sapientiae, parce que la Sagesse incréée le Verbe de Dieu a résidé en vous…Vous à qui cet adorable Fils a communiqué toute l’étendue de sa science divine, dans la mesure où la créature la plus parfaite pouvait la recevoir… Vous connaissez la grandeur de ma misère et quel besoin j’ai de votre assistance.
Confiant dans votre divine sagesse, je m’abandonne entièrement entre vos mains, afin que vous disposiez tout avec force et douceur, pour la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien de mon âme.
Daignez donc me venir en aide, par les moyens que vous savez être les plus propres à atteindre cette fin.
O Marie Mère de la divine Sagesse, daignez, je vous en prie, m’obtenir la grâce que je sollicite ; je vous le demande, au nom même de cette Sagesse incomparable dont le Verbe, votre Fils, vous a illuminée, et en l’honneur de laquelle je vous dis, en union avec saint Antoine de Padoue et saint Léonard de Port-Maurice, les plus zélés prédicateurs de vos Trois Ave Maria.

Ave Maria…

III

O bonne et tendre Mère, vraie MERE DE MISERICORDE, Mater Misericordiae, qui, dans ces derniers temps, vous êtes appelée vous-même « Mère toute miséricordieuse », – je viens vous supplier d’user envers moi de votre bonté compatissante.
Plus ma misère est grande, plus elle doit exciter votre compassion.
Je le sais, je ne mérite aucunement la grâce précieuse que je désire, moi qui vous ai si souvent contristée en offensant votre divin Fils. Mais, si j’ai été coupable, très coupable, je me repens sincèrement d’avoir blessé le coeur si tendre de Jésus et le vôtre.
D’ailleurs, n’êtes-vous pas, comme vous l’avez révélé à l’une de vos servantes, sainte Brigitte, « la Mère des pêcheurs repentants » ? Pardonnez-moi donc mes ingratitudes passées et considérant uniquement votre bonté miséricordieuse, ainsi que la gloire qui en reviendra à Dieu et à vous, obtenez-moi, de la miséricorde divine, la grâce que j’espère par votre intercession.
O vous, qu’on n’a jamais invoquée en vain, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie, o clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria ! daignez, daignez me secourir, je vous en conjure, par cette miséricordieuse bonté dont le Saint-Esprit vous a remplie pour nous et en l’honneur de laquelle je vous dis, avec saint Alphonse de Liguori, l’apôtre de votre miséricorde et le docteur des Trois Ave Maria.

Ave Maria…

Et pour confirmer, s’il en était besoin, la grande efficacité de cette neuvaine des Trois Ave Maria, voici le récit d’un miracle obtenu par cette dévotion, miracle relaté en 1909 par la revue le Propagateur des Trois Ave Maria.

Récit d’un miracle obtenu par la Neuvaine des Trois Ave Maria
en l’honneur de Notre Dame de Pontmain

Sur les pèlerins, sur tous ceux aussi qui la prient de loin, Notre Dame de Pontmain laisse tomber toujours ses faveurs. Nous en trouvons une preuve de plus dans le Propagateur des Trois Ave Maria (revue fondée par le P. Jean-Baptiste), excellente revue mensuelle qui aime notre Vierge et qui nous permettra de lui en exprimer ici notre reconnaissance.
Dans le n° d’août, sous ce titre :
« La Neuvaine des Trois Ave Maria à Notre Dame de Pontmain », nous lisons : « Je viens, avec bonheur, vous faire part d’une faveur obtenue par la Neuvaine des Trois Ave Maria.
« Mon petit neveu, âgé de 4 ans, souffrait de la vue depuis bientôt deux ans ; très souvent, ses yeux se couvraient de sang, il les ouvrait à peine et ne pouvait voir le jour, nous essayâmes plusieurs remèdes, sans succès. Les médecins consultés nous prescrivaient des fortifiants, nous faisant espérer une amélioration en grandissant ; tout était inutile.
Au mois d’octobre dernier une neuvaine des Trois Ave Maria nous est parvenue, comme par hasard ; voyant son efficacité, nous commençâmes 3 neuvaines consécutives en l’honneur de Notre Dame de Pontmain, à qui l’enfant est voué depuis sa naissance, et qui fut déjà guéri et sauvé miraculeusement par cette bonne mère, en mars 1906.
Actions de grâces soient rendues à la Très Sainte Vierge !
Depuis le mois d’octobre, l’enfant ne souffre aucunement de la vue ; cet hiver même, par les plus mauvais temps, il sort, se promène sans rien ressentir ; ses yeux sont très beaux et il se porte à merveille.
Nous conserverons toujours un doux souvenir de cette faveur et une grande reconnaissance à Notre Dame de Pontmain et Notre Dame des Trois Ave Maria. »
Marie-Espérance.

1 Le Père J-B de Chémery (1867-1918) capucin au couvent de Blois fut au XIXème siècle l’apôtre de la dévotion aux Trois Ave Maria. Une confrérie fut établie pour remercier les trois Personnes divines des grands privilèges de Puissance, de Sagesse et de Miséricorde, dont fut gratifiée la Vierge Immaculée.

2 Le Père Berthelon disait prophétiquement de Pontmain : « Ici, on le prévoit, la France doit venir un jour espérer et prier ! ». Dans le même registre, un célèbre théologien prédicateur de la Compagnie de Jésus, le R.P. Félix (1810-1891) lui aussi prophétisait quand il parlait le 8 septembre 1873 de « Pontmain, pèlerinage de l’avenir » et surtout, en 1877, quand il précisait : « C’est là que la France répandra les larmes de son repentir au pied du Crucifix Sanglant ! ».

Le télégramme téléchargeable

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