Compte-rendu du Pèlerinage Triduum de Pontmain des 16, 17 et 18 février 2018

Ces trois jours de pèlerinage à Pontmain dans le cadre de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, point d’orgue de cette manifestation où nous demandons, par l’intercession de Marie, Madone de la France en péril, le retour du vrai Roi Très Chrétien, ont été particulièrement intenses et fervents.

Nos amis de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc nous ont fait l’honneur et la joie de se joindre à nous. Nous les en remercions bien vivement et bien fraternellement.

La moyenne des participants sur ces trois jours a été de 100 personnes chaque jour. En fait, Jeanne la Pucelle a veillé. Elle nous a fait progresser. La présence en février 2018 de membres de cette association a doublé le nombre moyen de participants que nous recevons chaque mois.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont fait le voyage, quelquefois difficile jusqu’à Pontmain, les fidèles habitués comme les nouveaux pèlerins qui ont découvert la Supplique, ainsi que les responsables de revues, magazines et blogs internet qui ont répondu à notre appel et passé le message de ce triduum pour notre 70ème Supplique à Dieu pour le retour du Roi.

LES CONFERENCES
Les conférences se sont déroulées sans interruption, dans une atmosphère très conviviale et chaleureuse.

Commencée le vendredi à 16h30, après une courte présentation de l’historique de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi faite par Chouandecoeur, la conférence de Maître Trémolet de Villers sur le procès de Jeanne d’Arc à Rouen nous a fait découvrir une Jeanne qui constamment dirigeait son procès en lieu et place de Cauchon et des juges iniques qui n’avaient d’autre but que de la condamner. Avec sa compétence de grand avocat, ses dons de conteur, son humour au juste endroit et sa verve incisive, nous étions avec lui, en observateurs attentifs, bien immergés au sein du Tribunal de Rouen.
En terminant son brillant exposé, Maître Trémolet nous a fait une remarque sur la mission de Jeanne, se révélant fort judicieuse et opportune pour notre temps et notre action à Pontmain : Ses juges, voulant la piéger sur ce point pour détruire aux yeux de tous le bienfondé et l’origine divine de sa mission, ont cherché à savoir si elle avait parlé de celle-ci à des autorités religieuses pour en obtenir au moins l’assentiment sinon un mandat. En renvoyant ses juges ecclésiastiques dans leurs cordes, la réponse ferme de Jeanne, confirmant son action et sa façon de procéder, est d’une clarté éblouissante : d’ordre politique et social, sa mission n’a à recevoir ni approbation ni procuration des instances religieuses totalement incompétentes dans ce domaine qui est de la responsabilité du roi, et du roi seul ! Ainsi, la mission de Jeanne
ne regarde QUE le roi. En fait, elle confirme par-là que le roi de France ne tient sa légitimité, son autorité et son pouvoir temporel que du Ciel, directement, sans aucune autre dépendance ou sujétion, pas même celle des évêques voire celle du Pape.

Il va donc de soi qu’à l’exemple de Jeanne, nous autres laïcs (c’est-à-dire « non clercs »), pour notre objectif et notre action à Pontmain à fin du Retour du Roi, n’avons pas à solliciter ou à rechercher mandat de la part des instances religieuses, ni d’ailleurs à en reconnaître subordination. Notre initiative est légitime parce qu’elle est de notre pleine compétence. Elle est juste parce que Dieu le veut… pour établir par la France son Règne parmi les Nations !
Mais elles sont dans leur rôle de nous recevoir et de nous soutenir en tant que Pauvres pèlerins du Roi : dans le cadre de la Supplique pour laquelle nous venons, c’est leur attribution, de nous permettre logis (basilique, église, chapelle), et nourriture (la Très Sainte Messe traditionnelle quand opportunité il y a, et les Sacrements). C’est pourquoi, je tiens à remercier chaleureusement ici les Oblats de Marie Immaculée qui se sont astreints à cette tâche avec abnégation et constance depuis le début de la Supplique en 2012.
Après le dîner, parole fut donnée à Pierre Maire (Vice-Président de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc) pour nous relater les débuts de l’Association et tout ce qu’elle a entreprit depuis sa fondation. Quelques bulletins anciens (antiques je dirais) qui restaient nous ont été distribués et plusieurs pèlerins s’inscrivirent à l’Association.

Ensuite, Monsieur l’abbé Guy Pagès, avec sa connaissance remarquable du Coran (sourates et hadiths) nous a explicité l’islam et les dangers que nous fait courir cette pseudo religion qui nous envahit. « Doit-on avoir peur de l’islam ? ». La plupart de nos concitoyens n’ont pas conscience du mal qui s’insinue petit à petit pour nous frapper et nous soumettre. C’est déjà le châtiment de Dieu sur Sa France.
Or à Pontmain, nous avons le remède à ce châtiment et à cette situation diabolique : MAIS PRIEZ MES ENFANTS… et l’échéance du salut : DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS o MON FILS SE LAISSE TOUCHER.
Jeanne, au secours, aide-nous !

Le samedi 17, dès 9h00, après la messe de 7h15 dite par M. l’Abbé Guy Pagès, nous entamions avec Arnaud Upinski une conférence sur le Linceul, le Saint Suaire de Turin. Avec une ardeur incisive M. Upinski s’est attaché à nous démontrer l’authenticité du « linge » qui a entouré Notre Seigneur, et a vécu Sa résurrection en enregistrant, sans détérioration de l’image, en particulier des taches de sang, la dématérialisation du corps mortel de Notre Seigneur. Il nous a bien fait comprendre que ses détracteurs n’ont qu’un but : rejeter l’authenticité du Linceul pour ne pas avoir à constater « de visu » le fait de la résurrection. Leur « doute scientifique » aurait été tout différent s’il s’était agi d’un linge ayant appartenu à tout autre homme célèbre, sa résurrection n’étant pas en jeu.

Ce fut ensuite le tour de Louis de Saint Hubert sur la Passion de Notre Seigneur jusqu’à celle de l’Eglise. C’était intéressant. Malheureusement notre conférencier s’est un peu dispersé et quelques personnes de l’auditoire lui ont demandé de revenir au sujet.
Avant le déjeuner, Marie Espérance nous fit découvrir la dévotion à Marie Enfant dont une belle représentation nous est présentée sous l’autel de la Sainte Vierge dans l’église paroissiale de Pontmain. Marie Espérance nous a confirmé, par un témoignage de cette époque, qu’en 1871 lors de l’Apparition de Notre Dame, la statue de la Santissima Bambina était déjà présente sous cet autel.

LA SUPPLIQUE A DIEU POUR LE RETOUR DU ROI
Dès la fin du déjeuner, nous nous sommes transportés près de la Santissima Bambina dans l’église paroissiale où nous avons imploré « Marie Enfant ».

Puis nous sommes passés, comme tous les 17 de chaque mois, par la statue de Jeanne d’Arc érigée dans le jardin des Oblats. Là, Jeanne a été priée et suppliée, et Pierre Maire a récité les invocations sous forme de litanies à notre sainte nationale.

C’est de retour dans notre salle de conférence et notre lieu de prière, que nous avons commencé vers 14h30 la Supplique à Dieu pour le retour du Roi : c’est-à-dire les prières dites et les cantiques chantés le soir du 17 janvier 1871, en suivant rigoureusement, et dans l’ordre, les étapes de l’Apparition de Notre-Dame. Puis l’Adoration devant le Saint Sacrement dans la chapelle saint Jean XXIII. Halte… !
Comme le chapelet, c’est un des moments forts de la Supplique :

  • Adoration du Père et demande du retour de Son Fils comme Roi de France,
  • Adoration du Fils et demande du retour du Lieutenant élu de Son Coeur sur le trône de France,
  • Adoration du Saint-Esprit et demande du discernement pour le reconnaître à son arrivée.

Pour quelle raison objective cette grâce spécifique nous est-elle essentielle et impérieuse ?
Parce que Jésus a prévenu Marie-Julie Jahenny :
« Pour sauver mon peuple et la France, il n’y a que Moi, par un miracle. L’homme qui doit la sauver, aucune créature ne le connait » (Daurelle 14/11/1881).
« Laissez les hommes de la terre chercher leur sceptre. Celui qui doit le porter est caché dans le secret de l’Eternel » (Abbé Coquet 09/07/1895).

Enfin les prières publiques nous ont transportés devant la statue de Notre-Dame de Pontmain sur le parvis de la basilique pour supplier Notre-Dame, saint Michel, tous les saints, puis Jésus Lui-même d’accepter de revenir régner sur nous, et de nous redonner notre roi Très Chrétien et à Sa France sa vocation d’origine.

LES CONFERENCES (SUITE)
A 17h30 nous reprenions le cycle des conférences par l’intervention de Marie Espérance qui nous a fait un magnifique exposé sur les prophéties et les miracles de la Sainte Vierge concernant la grande guerre de 1914-1918. Très fouillée, sa prestation fut agrémentée de projections et les participants ont été impressionnés.
Marie Espérance nous a mis devant une évidence sinon peu connue du moins jamais enseignée : Notre Dame et Notre Seigneur se sont manifestés de nombreuses fois pendant les 43 ans qui séparent 1871 de 1914. A chaque fois ils ont averti du danger que le monde courrait à cause des péchés aussi bien des clercs que des laïcs qui se commettaient en grand nombre.
Il n’y a pas eu le retournement d’esprit, la conversion demandée ; il n’y a pas eu le nombre de prières ni de pénitences attendues… Et la guerre est venue alors qu’elle pouvait être évitée. C’est toujours le même message, ce remède, qui est rappelé :

MAIS PRIER MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCER EN PEU DE TEMPS o
MON FILS SE LAISSE TOUCHER

C’est toujours le même message qui n’est pas appliqué !
C’est forts de cette expérience que, nous-mêmes, nous le mettons à exécution, ici à Pontmain, pour le salut de la France par le retour de son Roi,

Après le dîner, une demi-heure fut nécessaire pour compléter et terminer cette intéressante conférence sur les grâces que la France reçoit amoureusement du Ciel.
Vers 21h15, Alexandre Levionnois prit la parole pour nous faire une conférence magistrale : « Initiation à la pensée droite ». Il nous délivrait pendant deux heures une méthodologie pour nous diriger vers une action juste et efficace. A l’aide de supports vidéo, finalement, il nous a mis sous le nez la démonstration évidente que, seul, le Régime Royal est le recours de la France et des diverses nations sous les cieux pour une politique de justice et de sainteté.

Dimanche matin, réunion de questions-réponses avec les conférenciers encore présents, certains ayant dû nous quitter dès la fin de leur prestation. Puis messe de M. l’Abbé Pagès. La chapelle saint Jean XXIII était pleine. Rare, la communion sous les deux espèces (hostie trempée dans le calice), fut reçue à genoux et sur la langue.

Enfin, après le déjeuner pendant deux heures, Louis Dalencourt nous fit un exposé fort intéressant sur le « Jugement du monde ».
Je ne reprendrais de sa conférence que ces deux citations qui résume tout :
« Pour tuer avec sécurité le vieux monde (et sur ses ruines établir une civilisation nouvelle), nous avons vu qu’il était nécessaire d’étouffer le « germe catholique et chrétien », en d’autres termes anéantir le christianisme dans les âmes ». (Mgr Delassus)
Et
« La Révolution est inspirée par Satan lui-même ; son but est de détruire de fond en comble l’édifice du christianisme, et de reconstruire sur ses ruines l’ordre social du paganisme ».
(Pie IX le 8 décembre 1849, aux Évêques d’Italie).
Autrement dit, détruire le Règne Social et Politique de Notre-Seigneur Jésus Christ partout dans le monde ET D’ABORD EN FRANCE, qui est le modèle de LA nation voulue par le Christ pour manifester Sa Royauté à toutes les autres.
Cela a été réalisé formellement en septembre 1791 de la Grande Révolution.
Le monde qui en a résulté est en cours de jugement !

Bien à vous tous,
Chouandecoeur
P.S. Les personnes qui seraient intéressés localement pour des conférences près de chez elles peuvent nous proposer des dates.

Un commentaire sur “Compte-rendu du Pèlerinage Triduum de Pontmain des 16, 17 et 18 février 2018

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *