Télégramme N°9 (oct 2017) : Le signe sur le Christ de Pontmain

Chers amis et pauvres Pèlerins du Roi,

LE SIGNE SUR LE CHRIST DE PONTMAIN

Le 17 septembre dernier, avait été organisé dans la basilique de Pontmain et dans le cadre de la fête de la Croix Glorieuse (14 septembre) la vénération de deux reliques importantes : . Une parcelle de la Sainte Croix, . Une épine de la Sainte Couronne. Nous avions alors modifié quelque peu l’ordonnancement de notre pèlerinage mensuel pour participer à cette vénération pendant notre Supplique à Dieu pour le retour du Roi.

Et au cours de la messe du matin, vers 11h15, à la fin de l’Offertoire, il se produisit le phénomène que je pus graver sur la photo ci-jointe (il fut court, entre 30 et 40 secondes). Toute la matinée avait été « bouchée » sous les nuages et, pendant un cours instant, le soleil pénétra dans la basilique. Vous savez que les vitraux de la nef sont à tendance bleue qui rend bleutée toute la lumière intérieure… Or le soleil a frappé sans doute quelque rare partie rouge d’un vitrail et l’a projetée dans le choeur, sur le grand crucifix rouge de Pontmain, en plein sur le Coeur de Jésus Crucifié (tache rouge vif sur le Christ rouge sombre de la photo). C’était évident à l’oeil et impressionnant ! Je crois que peu de gens ont vu le phénomène car personne n’en parla à la sortie de la messe. Mais, en examinant bien la photo après coup, on constate en fait 2 choses :

  • Une couronne bien ronde de taches rouges, à gauche de la croix, comme la marque et la manifestation des épines de la Sainte Couronne,
  • La tache dont j’ai parlé plus haut, formant à la fois le plus beau joyau de cette couronne et le Coeur du Christ, et qui illumine la Croix de Pontmain.

Je crois sincèrement que nous avons reçu, ce jour-là, le signe que ces reliques étaient vraiment un morceau de la vraie Croix et une épine de la sainte Couronne. Devant nous, nous avions de fait le Roi du Sacré-Coeur. Qu’Il nous donne au plus vite Son Lieutenant !

Chouandecoeur

Notre Dame du Rosaire

En ce mois d’octobre, qui est pour « l’enfant de Marie » le mois du Rosaire, ce temps liturgique et traditionnel occupe une place privilégiée, orientée vers Celle qui s’appelle « Notre Dame du Rosaire ». Pour nous, français catholiques, nous rappelant l’adage « Regnum Galliae, Regnum Mariae ! » nous sommes émerveillés du développement visible des Apparitions de Notre Dame sur notre terre :

  • La Salette (1846) Visite biblique des mystères douloureux, la Céleste Dame porte autour du cou deux chaînes dont l’une est formée de roses (les Ave Maria).
  • Lourdes (1858) Le chapelet est à la ceinture bleue de la Sainte Vierge Marie.
  • Pontmain (1871) Où Notre Dame ne porte pas sur Elle le chapelet, c’est une leçon qu’Elle veut nous faire comprendre. Lors de l’Apparition, c’est au moment où le cher abbé Guérin ordonne la récitation du chapelet, qu’à chaque « Ave Maria » du village, seules, les étoiles groupées sous les pieds de Marie se détachent du ciel pour venir se fixer sur Sa robe. Cela nous montre que Marie « Mère de l’Église », passe par l’Église pour authentifier la Puissance de cette prière et les fruits spirituels immenses qu’Elle nous donne en tous temps et spécialement lorsque le monde est en grand danger !

Lisons le témoignage des petits voyants : « Pendant tout le chapelet, la belle Dame ne cessa de nous regarder en souriant ! » Cela doit nous encourager de voir combien Elle se réjouit quand nous récitons le Saint Rosaire chaque jour pour le salut des âmes ! C’est que dans ce village de Pontmain, durant la guerre de 1870-1871, tout le village le récitait sous l’impulsion sacerdotale du cher curé Guérin.

Léon XIII et le Rosaire

Élu Pape le 20 février 1878, Léon XIII reçut sa charge « en un moment où tous les maux s’accumulaient pour opprimer l’Église » :

  • En Allemagne où depuis 1871 Bismarck dirigeait la persécution contre l’Église.
  • En Suisse où les diocèses étaient privés de leurs évêques.
  • En Russie où les catholiques étaient persécutés.
  • En Belgique où se trouvait un ministère anticatholique qui, en 1880, rompait avec le Saint Siège.
  • En France où un parti puissant avait entrepris contre l’Église une lutte à mort. Par les décrets du 29 mars 1880 les congrégations religieuses étaient expulsées, et par la loi du 28 mars 1882, tout enseignement religieux interdit à l’école.

Devant tous ces maux, Léon XIII voulut recourir au Saint Rosaire. Octobre approchait et la fête de Notre Dame du Rosaire célébrée le 1er dimanche du mois, rappelait les triomphes remportés sur les Turcs lorsqu’ils menaçaient d’anéantir en Europe la civilisation chrétienne. Léon XIII publia donc une encyclique (01/09/1883) pour consacrer tout le mois d’octobre de cette année à la dévotion du Rosaire, afin d’obtenir de la Vierge Marie son assistance dans les dangers nouveaux que couraient l’Église.

Extraits de cette encyclique :

« … Mes prédécesseurs se sont attachés à propager cette dévotion du Rosaire.

  • Urbain IV a attesté que chaque jour le Rosaire procure des avantages au peuple chrétien.
  • Sixte IV qualifiait cette manière de prier de « fort propre à honorer Dieu et la Sainte Vierge et à détourner du monde les dangers qui le menacent ».
  • Léon X dit « qu’elle a été instituée contre les hérésies qui se répandent ». – Jules III l’a appelée « la gloire de l’Église ».
  • Saint Pie V dit : « cette manière de prier une fois connue, les fidèles éclairés par les méditations et enflammés par les formules qui la constituent, ont commencé à devenir d’autres hommes ; les ténèbres de l’hérésie se sont dissipées et la lumière de la foi catholique a commencé de briller ».
  • Grégoire XIII a écrit : « Saint Dominique a institué le Rosaire pour apaiser l’ire de Dieu et implorer l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie ».

Aussi, c’est en invoquant la Très Sainte Vierge Marie par le moyen du Rosaire que nous obtiendrons de son Fils Jésus-Christ, un semblable secours contre les malheurs actuels. C’est pourquoi nous engageons tous les chrétiens à s’acquitter de ce pieux devoir du Rosaire durant tout le mois d’octobre, que cette présente année soit consacrée et vouée à la céleste Reine du Rosaire ».

  • En 1884, dans une nouvelle encyclique du 30 août, Léon XIII constatait avec bonheur qu’on avait entendu son appel et réitéra son incitation pour l’année. Il voulait que l’on prie pour la liberté de l’Église et de son Chef.
  • En 1885, il plaça le jubilé sous le patronage de Notre Dame du Très Saint Rosaire.
  • En 1886 Léon XIII dans sa lettre du 26 octobre mentionnait que la prière du Rosaire ordonnée pour le mois d’octobre continuerait à être récitée chaque année publiquement « jusqu’à nouvel ordre de Notre part. »
  • En 1887 dans la lettre du 20 septembre Léon XIII déclarait « Nous avons décrété qu’à partir de cette année et dorénavant la solennité du Rosaire serait célébrée dans toute l’Église sous le rite double de seconde classe. »
  • En 1889 dans la lettre du 15 août, Léon XIII demanda que durant le mois d’octobre on ajouta à la récitation du Saint Rosaire, une prière à Saint Joseph. Cette prescription sera exécutée chaque année à perpétuité. Il est bon de rappeler ici instamment, pour notre époque si troublée, que cette prière ne soit pas oubliée.

Prière à Saint Joseph

Nous recourons à vous dans nos tribulations, ô bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très Sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage. Par l’affection qui vous a uni avec la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de jeter les yeux avec bonté sur l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours au milieu de nos besoins. Protégez, ô très prévoyant gardien de la Sainte Famille, la race élue de Jésus-Christ ; préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption ; soyez-nous propice et assistez-nous du haut du ciel, ô notre puissant Libérateur, dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Accordez à chacun de nous votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par votre exemple et votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle dans les cieux. Ainsi soit-il.

En 1891, dans la lettre du 22 septembre, Léon XIII demandait que l’on joigne l’esprit de pénitence à la prière en ce mois d’octobre qui approche.

En 1892, dans la lettre du 7 septembre, Léon XIII insistait sur la valeur du Rosaire comme prière, cette dévotion alimentait la foi chrétienne et la protégeait contre la contagion des erreurs.

En 1893, dans la lettre du 8 septembre, à l’approche du mois d’octobre soyons persuadés que de la récitation du Rosaire découlera, pour les individus et la société, les avantages les plus considérables.

  • En méditant les mystères joyeux on y apprendra le goût d’une vie honnête et réglée.
  • En méditant les mystères douloureux on y apprendra la patience.
  • En méditant les mystères glorieux on y apprendra l’espérance.

En 1894, dans la lettre du 8 septembre, Léon XIII expliquait que nulle prière aussi bien que le Rosaire ne mettait en valeur ce rôle de Marie Médiatrice puissante auprès de Dieu.

En 1895, dans la lettre du 5 septembre, Léon XIII demandait que bergers et troupeaux, au cours du mois prochain se réfugient pleins de confiance sous la protection de la puissante Vierge, qu’ils ne cessent de l’invoquer et la supplie comme Mère de Dieu et comme notre Mère : « Montrez-vous notre Mère ».

En 1896, dans la lettre du 20 septembre Léon XIII recommandait le Rosaire. Il insistait sur les qualités de cette prière assidue et sur les fruits de grâces et de vertus qui en étaient la conséquence. Le chrétien trouve dans le Rosaire tout ce qu’il lui faut pour nourrir et fortifier sa foi.

En 1897, dans la lettre du 12 septembre, Léon XIII faisait un rappel de ses encycliques précédentes sur le Rosaire, il encourageait toutes les multiples associations catholiques, liées à cette dévotion, surtout parmi elles il donnait une place d’honneur à la confrérie dite du Très Saint Rosaire.

En 1898, par la lettre du 5 septembre, Léon XIII exhortait les catholiques à cette dévotion, il rappelait tout ce qu’il avait enseigné et décrété sur le Rosaire.

En 1901 par la lettre du 8 septembre, Léon XIII parlait de la loi française du 1er juillet 1901 qui excluait les religieux du droit d’association et c’était l’annonce de la persécution qui chasserait de France les congrégations. Le Pape y faisait allusion et demandait de recourir au Rosaire et donnait pouvoir au cardinal Langénieux de consacrer à Lourdes les sanctuaires de la Vierge sous le vocable du Très Saint Rosaire. Après son enseignement sur le Rosaire, Léon XIII s’éteignait le 20 juillet 1903 à l’âge de 93 ans.

Marie Espérance

ANNONCE :

In Memoriam :
Nous avons la tristesse de vous informer du décès de Madame Marie-Christine Remy. Pèlerine de la première heure de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, elle venait souvent à la Supplique de Pontmain avec son époux. Elle nous a quittés le 3 octobre dernier et ses obsèques ont été célébrées le 7 octobre.
Qu’elle repose en paix !
Merci de prier pour elle !

Supplique du 17 mars 2018 :
Nous vous informons dès maintenant que la Supplique du 17 mars 2018 s’étalera sur 2 jours à Pontmain, du vendredi 16/03 à 16h00 au dimanche 18/03 à 16h00. Elle sera accompagnée de diverses conférences. Comme l’an passé à Tilly, se joindront à nous des membres de l’Association des Amis de Jeanne d’Arc. Nous vous donnerons plus de détails dans quelques temps.

Télégramme au téléchargement:

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