Télégramme N°2 (Janv 2016) : Jubilé de Notre-Dame du Puy

Chers amis et pauvres Pèlerins du Roi,

Éditorial :

Pour cette nouvelle année 2016, permettez-moi de vous souhaiter une sainte, miséricordieuse et douce année, en cette année de la Miséricorde Divine.
Pontmain, Le Puy, deux lieux bénis de France où la Miséricorde surabonde sur notre patrie si nous la demandons par nos prières, par Notre-Dame, par Notre Reine :
· Le Puy, pèlerinage des rois de France… Pontmain, pèlerinage du peuple pour le retour du Roi !
· Le Puy, espérance du roi Charles aux peuples divisés… Pontmain, espérance du peuple « françois » aux princes divisés !
· Le Puy, « refuge de l’espoir suprême de la France » (G. Hannoteaux)… Pontmain, asile de la « Madone de la France en péril » (Mgr Richaud, évêque de Laval).
Chouandecoeur

Jubilé de Notre-Dame du Puy

Le 25 mars prochain, la fête de l’Annonciation débutera le dernier jubilé du XXIe siècle, le premier du siècle ayant eu lieu en 2005. Le prochain aura lieu en 2157.
Le Puy ! Ville mariale avec sa majestueuse cathédrale qui abrite la Vierge noire.
Le Jubilé du Puy ne fut primitivement qu’une indulgence qui provoqua, par la suite, un pèlerinage entrepris à chaque fois que la date du Vendredi Saint tombait le 25 mars, fête de l’Annonciation.
Aux approches de l’an mille, un mouvement mystique se produisit. Le 25 mars 992, il y eut une telle affluence au sanctuaire d’Anis, que le pape décida de perpétuer cette solennité chaque fois que se produirait le fameux synchronisme.

Le Mont Anis

Le Mont Anis vient d’Anis (de « an » enceinte, et « is » Isis, déesse égyptienne, jadis adorée sur ce mont). Là se trouvait un autel druidique, dont la pierre principale, qui existe encore sous le nom de « pierre aux fièvres », est toujours visible dans la basilique.
Comme à Chartres, au Puy, les druides honoraient sans la connaître la Vierge Parturiente « Virgo Paritura » qui devait enfanter, et ils consacrèrent ce lieu à Marie qui, plus tard, le choisit comme sanctuaire.
À ce dolmen succéda un temple romain, la grande pierre fut respectée par les Romains.
Au 1er siècle, saint Georges et saint Front furent envoyés pour christianiser la Gaule, ils arrivèrent à Ruessium (plus tard Saint Paulien). Puis saint Front alla évangéliser le Périgord.
Dans les environs de Ruessium, vivait une pieuse veuve qui souffrait d’une fièvre qu’aucun remède ne pouvait guérir ; elle s’adressa à la Sainte Vierge qui lui fit entendre ces paroles : « Levez-vous, ma fille, du lit où vous ne sauriez trouver la santé, et allez la chercher sur le mont Anis où elle vous sera rendue ».
La malade se fit porter par ses serviteurs, se coucha sur la grande pierre noire et s’y endormit. Durant son sommeil, elle vit une troupe d’Anges, entourant une dame rayonnante. C’était l’auguste Mère du Sauveur qui s’était choisie spécialement cet endroit pour y être servie et honorée jusqu’à la fin des siècles. La vision disparut et la veuve se réveilla guérie. Elle en fit part à saint Georges qui accourut sur le Mont Anis. Il vit, en ce jour du 11 juillet, le plateau couvert de neige et, tout à coup, il aperçut un cerf qui s’élançait dans la neige et traçait dans sa course rapide l’enceinte d’une église, puis il disparut.
L’évêque entoura l’enceinte d’une haie d’aubépine, et le lendemain la neige avait disparu. Saint Martial s’y rendit et indiqua l’endroit où s’élèverait l’autel de la Vierge.
Cependant jusqu’en l’an 350, aucun des successeurs de saint Georges n’avait pu élever le sanctuaire sur le Mont Anis. La gloire en était réservée à saint Vosy.
Une dame paralysée priait la Sainte Vierge de la soulager. Un jour, durant son sommeil, la Vierge lui apparut et lui dit de se faire transporter sur le Mont Anis. Elle s’endormit sur la pierre druidique et entendit une harmonie céleste et vit une vive clarté illuminant la montagne. La Vierge, au milieu d’un choeur d’anges et de vierges, lui dit : « Ma fille, vos prières et vos pleurs sont montés jusqu’au Trône de Dieu, vous êtes guérie. Allez trouver mon serviteur Vosy, et dite-lui que c’est ici que je veux une église ».
Le saint prélat, après trois jours de jeunes et de prières monta sur le Mont Anis. Là un nouveau prodige l’attendait, l’enceinte était comme du temps de saint Georges, couverte d’une neige épaisse.

L’Église angélique de Notre Dame du Puy

Inspiré par l’Esprit-Saint, il décida d’y transférer le siège épiscopal. Pour cela, il se rendit à Rome en compagnie de Scutaire. Dès son retour il entreprit la construction. Le sanctuaire terminé, il fallait le consacrer et pour cela obtenir l’autorisation du Saint Siège. Vosy reprit le chemin de Rome en compagnie de Scutaire. Sur les bords de la Loire, ils virent deux vénérables vieillards,
vêtus de blanc, portant chacun une cassette étincelante d’or. Vosy leur demanda où ils allaient, ils répondirent qu’ils portaient des reliques, qu’ils étaient envoyés par Rome, et que le sanctuaire élevé à la Reine du Ciel serait consacré ce jour-même par les Anges, d’où le nom d’« église angélique ».
Lorsque le prélat et son compagnon eurent les précieuses cassettes dans leurs mains, les vieillards disparurent, montrant ainsi qu’ils étaient des anges et non des hommes.
Dès qu’ils arrivèrent, et comme les vieillards le leur avaient dit, les cloches sonnèrent et les portes de la basilique s’ouvrirent. Le sanctuaire apparut illuminé, et l’autel arrosé par les anges d’une huile qui embaumait toute l’église. Vosy entonna un cantique d’action de grâces.

La Vierge noire,

La statue primitive fut rapportée de la Palestine par saint Louis. Elle fut brûlée lors de la Révolution sur la place du Martouret.

Notre Dame du Puy, pèlerinage des Rois

Ce fut Charlemagne qui ouvrit la série des pèlerinages des rois de France au Puy.
Charles VII y vint pour la première fois en 1420, puis 1422, 1424, 1425 où, en compagnie
de son épouse, il resta 6 semaines. En 1429, année jubilaire au Puy, il tressaillit
d’espérance, il demanda au pape Martin V la prolongation de l’indulgence.
La mère de Jeanne d’Arc, Isabeau Romée alla au Puy prier pour sa fille et pour le salut de
la France. Ce jubilé se lie intimement à la mission de Jeanne d’Arc, car se trouvait
également au Puy Frère Jean Pacquerel, religieux franciscain, qui deviendra l’aumônier
et le confesseur de Jeanne.
Le Pardon du Puy a hanté si fort l’esprit de Jeanne qu’elle le considérait un peu comme
le point de départ de sa mission.
Marie se laissa toucher, la France fut miraculeusement sauvée.
Comme l’a écrit G. Hannoteaux : « Au Puy s’est réfugié en quelque sorte l’espoir
suprême de la France et le culte spécial de la Vierge annoncée, de la Vierge angélique
[…]. Le sanctuaire du Puy est en même temps le sanctuaire et le palladium de la royauté
française. La Vierge des Lys et la royauté des lys, ces deux images sont unies dans
l’enthousiasme des foules ; elles protègent le monde contre les traits de la violence
terrestre et de la vengeance céleste ».
Pour préparer ce jubilé du Puy-en-Velay, nous vous recommandons le livre : « Histoire des Jubilés de Notre Dame du Puy » disponible aux Ed. Saint Gabriel, BP 10064 – 63360 Gerzat, au prix de 18€ + port (4.20€ en lettre verte ou 4.80€ en lettre
prioritaire).

Les Jubilés en 2016 :

Saint Martin. Depuis le 11 novembre dernier, une année jubilaire est ouverte auprès du tombeau de saint Martin à Tours, à
l’occasion du 1700e anniversaire de la naissance du grand apôtre de la Gaule, saint Protecteur de la France.
L’Ostension de la Sainte Tunique aura lieu du 25 mars au 10 avril 2016 dans la basilique Saint Denis d’Argenteuil qui fêtera ses
150 ans. Cette Sainte Tunique portée par Notre Seigneur lors du Chemin de Croix, est conservée depuis 1200 ans à Argenteuil.
Cette ostension qui a lieu tous les 50 ans, la dernière étant en 1984, Mgr Lalanne a décidé d’en faire une exceptionnelle, à
l’occasion de l’année de la Miséricorde.
Le Père de Montfort. Le 28 avril 2016 sera le tricentenaire de la mort du Père de Montfort et la célébration de ce tricentenaire
se clôturera à Saint-Laurent sur Sèvres.
Jubilé de la Miséricorde. Commencé le 8 décembre 2015, il se terminera le 8 décembre 2016.

Le Télégramme

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