Médaille miraculeuse et Grand-Monarque

Médaille miraculeuse et Grand-Monarque

« L’inintelligence des nombres empêche d’entendre beaucoup de passages figurés et mystiques des Ecritures… Dans beaucoup de formes des nombres, sont cachés certains secrets de similitude qui, à cause de l’inintelligence des nombres restent inaccessibles pour le lecteur ».
(Saint-Augustin)

« Dans le nombre dix-sept [celui du Christ], comme dans ses multiples on trouve un sacrement admirable ».
(Saint-Augustin)

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L
ors de la première apparition de la Sainte Vierge à sainte Catherine Labouré dans la chapelle de la rue du Bac, Marie lui dit, le 18 juillet 1830 :

« Les malheurs viendront fondre sur la France. Le trône sera renversé… »

Cette annonce est souvent mal interprétée, et beaucoup n’y voient que la chute du roi Charles X, qui eut lieu dix jours plus tard. Pourtant, précise et claire, elle prévient d’un événement beaucoup plus dramatique encore, et beaucoup plus lourd de conséquences.

Les malheurs de la France

Avant cette apparition, entre le 21 avril 1830, jour de son entrée rue du Bac chez les sœurs de saint Vincent-de-Paul, et ce 18 juillet 1830, elle eut des visions de Jésus :

« Le jour de la Sainte Trinité, Notre Seigneur m’apparut dans le Très Saint Sacrement pendant la Sainte Messe, comme un roi, avec la croix sur la poitrine. Au moment de l’Evangile, il m’a semblé que la croix et tous ses ornements royaux coulaient à terre sous ses pieds, et que Notre Seigneur restait dépouillé. C’est là que j’ai eu les pensées les plus noires et les plus tristes, comprenant que le Roi serait dépouillé de ses habits royaux, et les dommages qui en résulteraient. »

C’est peut-être le récit de cette vision, que Catherine ne se contente pas de décrire mais encore d’interpréter elle-même (C’est là que j’ai eu les pensées les plus noires et les plus tristes, comprenant que le Roi…), qui influencera les auteurs qui commenteront les Apparitions de la rue du Bac, en restreignant ainsi au roi Charles X le sens de la prophétie de la Sainte Vierge citée plus haut.

Car enfin, la voyante ne nomme à aucun moment Charles X… Elle dit « le Roi ».

A qui pense-t-elle ? De quel roi de France s’agit-il ? Du vrai et unique, le Christ, ou de Son Lieutenant de l’époque ? L’interprétation de ce mot par les auteurs est très vite faite dans l’environnement de plus en plus prégnant de déchristianisation du XIXème siècle et surtout du XXème.

Et pourtant, il suffit de lire le témoignage de Catherine Labouré jusqu’au bout sans minimiser sa précision prophétique finale : « [comprenant] les dommages qui en résulteraient. »

Déjà, n’entrevoyait-elle pas pour la France la grande vérité que Monseigneur Pie a su si bien exprimer par la suite : « Si le Christ ne règne pas par les bienfaits de Sa présence, il règnera par les méfaits de Son absence. » ?

C’est alors que Notre Dame vient confirmer à la voyante sa vison par ce message : « Les malheurs viendront fondre sur la France. Le trône sera renversé »

Là, le message est très clair et l’interprétation facile et sans appel !

En fait, il n’est plus question d’une personne, « le Roi » ou « le roi », mais DU FONDEMENT MÊME de la Royauté française, du socle sur lequel elle a été établie, du siège temporel de la Royauté du Christ sur les nations, manifestée c’est-à-dire exprimée et affichée, en ce lieu et en ce peuple.

De 1791 à 1830, le trône royal christique de France était resté vacant ; vacant mais debout ; conservé debout par le Christ pour rétablir, si les Français et leur famille royale le voulaient chez eux, Son retour, Sa présence, Son règne et Son gouvernement.

Hélas, après l’exécution du roi Louis XVI, les 12 ans de la 1ère République (1792-1804) et les 10 ans de l’Empire (1804-1814), les mauvais plis étaient bien pris. Ni les Français ni les monarques régnants ne rejetèrent les principes révolutionnaires qui furent gravés dans la Charte, sur laquelle Charles X prêta même serment lors du sacre auquel il se prêta en mai 1825.

Cinq ans plus tard, c’était la chute de cette monarchie bâtarde et dénaturée de la Restauration, dans la honte, le mépris et la révolution…

On ne se moque pas de Dieu ni de Son saint Royaume !

Une partie d’échecs

Dans le jeu d’échecs, un joueur peut décider de lui-même d’abandonner la partie. Il le manifeste alors en renversant volontairement son roi (on dit qu’il « couche » son roi) et en quittant la table. Ceci peut survenir lorsqu’il se retrouve dans une position qu’il estime clairement perdante, et dans ce cas, il n’attends pas la fin de la partie où il s’avère qu’il est déjà vaincu. Continuer jusqu’au « mat » final serait une perte de temps. Or Dieu est très attentif au temps et aux durées, paramètres d’une importance extrême dans l’économie divine.

De plus, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il faut bien comprendre qu’aux échecs l’abandon est davantage une marque de respect du vainqueur qu’un forfait.

Dans l’Ancien Testament, Dieu respecte Jacob/Israël quand il est vainqueur de l’Ange. En 1830, dans le combat qui L’oppose au « non serviam » de la Révolution, Dieu en la personne du Christ va aussi respecter l’Ennemi dans sa victoire inéluctable due, en final, aux orientations et aux choix des monarques de la Restauration, bref, à la tiédeur de leur foi en Sa Suzeraineté royale.

Le Christ abandonne le combat perdu en « couchant Son roi » et en quittant la France !

Ni par colère, ni par déception, mais par miséricorde ! Pour que la situation future ne soit pas pire, ni que la victoire de l’Ennemi ne soit plus glorieuse encore.

La terrible prophétie et la dramatique vérité révélées par la Sainte Vierge se réalisait : A partir du début août 1830, le trône est « renversé », c’est-à-dire « mis à l’envers », et où donc plus personne ne peut désormais siéger.

Bref, les scellés divins ont été apposés sur le trône de France !

Pour une durée connue de Dieu seul, il n’y aura plus jamais de roi de France en France, ni plus aucune possibilité humaine de restauration royale.

Les scellés ne seront brisés, et le trône libéré, que lorsqu’un décret divin y pourvoira !

Les événements ont confirmé ce fait : Le monarque suivant a été roi des Français… Chambord n’a jamais été roi de France… et vous connaissez la suite !

Cela correspond parfaitement à la réponse prophétique de Thomas Martin de Gallardon à la question de Charles X, à lui posée par l’entremise de Monsieur de la Rochejaquelein dans la nuit du 1er au 2 août 1830 :

« Dites au roi qu’il sait bien la raison de tous ces malheurs. A présent, il ne peut rien faire quand bien même il aurait 200 000 hommes de troupe ; il ne réussirait qu’à faire couler beaucoup de sang. Il faut qu’il parte en exil, il y mourra sans avoir revu la France ainsi que son fils, le duc d’Angoulême. Henri son petit-fils ne sera jamais roi. »

Le revers de la Médaille

Mais si l’Ennemi et sa Révolution semblent avoir gagné la partie, il y a pour lui le revers de la médaille.

Marie Reine de France veille sur son Royaume, et plus particulièrement depuis cette catastrophe qu’est ce renversement du trône.

Mais, en même temps qu’elle prophétise cet événement, Marie Mère de l’Espérance, annonce à tous ses sujets, ses enfants comme ses adversaires, le renversement du renversement par un signe gravé, donc solide et définitif, au revers de la Médaille Miraculeuse.

Ce signe est en fait un rébus.

Celui-ci a un sens immédiat :

Il a trait à la période des Derniers Temps symbolisée par les 12 étoiles entourant le M, monogramme de Marie la femme de l’Apocalypse. Le M de Marie est surmonté par la croix de son Fils comportant une curieuse barre horizontale inférieure jamais représentée jusqu’alors et entrelacée dans le M de Sa sainte Mère, à la manière des fils de trame et de chaîne d’un tissage, ce qui indique un lien très étroit et solide, et qui pourrait représenter la co-rédemption de Notre-Dame. Le tout est soutenu par les deux Cœurs disposés côte à côte, le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Douloureux (le glaive) et Immaculé de Marie.

Et puis il y a une interprétation, plus cachée celle-là, si l’on met en lumière un autre aspect du M et de la croix. Cette façon de voir m’a été rapportée assez récemment par une personne dont je ne me rappelle pas le nom, et j’avoue que j’ai été très étonné… D’où la nécessité d’écrire cet article pour réunir ces choses qui à première vue ne sont pas directement reliées, et pour en faire part à tous.

Si maintenant on disjoint la curieuse barre horizontale inférieure de la croix et qu’on la relie aux deux jambages verticaux du M de Marie, on obtient un H. Les deux barres obliques du M utilisées seules forment un V, ou un 5 en chiffres romains, et enfin, la croix surmonte le tout, apparaissant telle qu’on la connaît. Et cela fait :

HV, Henri V de la Croix, le roi du Sacré-Cœur par le Cœur Douloureux et Immaculée de Marie

En 1830, Marie nous annonce la fin et le retour de la Royauté en France.

Une partie d’échecs s’achève par l’abandon du Christ et la victoire de la Révolution.

Une autre partie s’est récemment engagée pour la victoire définitive du Christ Roi de France par le retour de Son Oint temporel HV (c’est gravé !)

Récemment engagée ?

Il y a quelques semaines déjà, sur le blog de la Charte, un article ou bien un commentaire, faisait allusion à la durée globale de la Révolution Française en montrant que la durée 2020-1789 = 231 ans rentrait parfaitement dans le système de mesure de l’agenda divin « un temps, deux temps et un demi-temps ».

C’est une division par 7 (la semaine) qui donne : 231 = 7 x 33.

« Tu auras 1 temps, 2 temps et un demi-temps ! »

On peut comprendre que, par Dieu, l’Ennemi se soit vu attribuer une durée de vie de 231 ans pour parachever sa Révolution contre Son règne social. On illustre cela par 231 = 7 x 11 x 3 qui peut s’énoncer dans le contexte général du drame révolutionnaire et dans l’ordre, « la plénitude de la transgression de la loi divine (trinitaire) » ; durée de vie signifiant que pendant ces 231 ans la Révolution et son esprit sont « protégés », mais pas au-delà, et que cela cessera soit immédiatement après, et brusquement, soit progressivement et plus lentement ; mais de toute façon après cette durée, au 14 juillet 2020, « la chose est morte ».

Or, si on procède de la même façon à partir de 1830 pour essayer d’estimer la durée du renversement du trône annoncé à la rue du Bac, et puisque celui-ci est toujours renversé de nos jours, on constate que nous venons juste de dépasser l’année 2019 qui pourrait bien être la plus proche clé de notre quête, si ce renversement suit la même règle des durées.

En effet, d’août 1830 à août 2019 il y a 189 ans, et 189 = 7 x 27 ou encore 7 x 3 x 3 x 3.

Cette fois-ci, c’est dans le contexte particulier de l’abandon de la Royauté christique sur la France qu’il faut raisonner ; dans l’ordre cela signifie « la plénitude du Dieu trois fois Saint en Ses Personnes, et à la fois Dieu, Roi et Prêtre en chacune d’Elles ». Pendant 189 ans Dieu va S’isoler, et j’ose dire Se protéger, Lui ainsi que toute l’ascendance de son futur Lieutenant, de la politique révolutionnaire de la France.

« La beauté de la chose », comme diraient nos amis belges, c’est que les deux durées 231 et 189 font appel aux deux seuls chiffres 7 et 3 (33 dans un cas, et 33 dans l’autre), montrant leur rapport étroit. Et pourquoi ne pas voir encore que 189 est lié directement à 1789, date du début des 231 ans où le 7, symbole de puissance (même pour la Révolution), aura été extirpé au bout de ces 189 années ?

Pour conclure, à partir du début d’août 2019, on peut raisonnablement penser que le trône de France est remis sur ses pieds en vue du retour du Roi (et du roi). On a vu déjà que le 14 juillet 2020 signait la fin de vie du système révolutionnaire global. Après cette dernière date, plus de protection !

Mais il y a un MAIS !

Je vous ai parlé plus haut de scellés divins apposés sur le trône de France. Si le trône est redressé, les scellés, eux, sont toujours en place et le siège ne sera libre que lorsqu’ils seront brisés.

De quelle nature sont-ils ?

Quand et comment seront-ils ôtés ?

Ceci est une autre histoire que je vous conterai une prochaine fois.

  • Mais, Monsieur, vous affabulez ! Et vous voulez poursuivre ?

  • Peut-être !… Et pourquoi pas ?

Chouandecoeur

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