Être bon grain ou ivraie, un choix que chacun fait!

 

Voici ici un article fort intéressant, rédigé par notre aumônier, l’Abbé DE DURAT, dans son bulletin de la chapelle  Sainte Famille.

C’est un bulletin rédigé et édité tous les mois, que vous pouvez vous procurez en prenant contact avec l’Abbé par email ou par téléphone de notre part.

Abbé Jehan de Durat — Ramberge — 85130 La Gaubretière  —  Tel : 02 51 66 63 56  —  Courriel : abjde.durat@cegetel.net

L’unité 0,70 . – abonnement 12 . – par la poste 26 .

 

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Être bon grain ou ivraie,

un choix que chacun fait !

 

Selon les théories d’un « théologien » toujours très en vogue dans les hautes sphères de « l’Église qui est en France » et ailleurs d’ailleurs, Hans Urs Von Balthazar, si l’enfer existe, il doit être vide. En effet, Jésus serait à sa mort descendu en enfer, payer la dette du péché au maître de l’enfer et le matin de Pâques, Il aurait fracassé les portes de l’enfer : tous les damnés pouvaient donc sortir. L’enfer existe, mais comme la porte est brisée, il est vide, ou presque, enfin … on ne sait pas trop… c’est très mystérieux.

 

C’est surtout grotesque ! C’est à la Justice divine que Jésus a offert son Sa-crifice en rançon pour nos péchés. Lucifer n’est pas le maître de l’enfer, mais le pri-sonnier au plus profond de l’enfer. Il n’a aucun droit. Jésus n’est pas descendu en enfer, mais aux enfers qui sont les Limbes des Justes de l’Ancien Testament. Les portes de l’enfer sont garanties incassables pour l’éternité et elles ne s’ouvrent que dans un sens : l’entrée et jamais la sortie. Sinon la fin de la Parabole du bon grain et de l’ivraie n’aurait aucun sens. L’ivraie est livrée aux flammes, le bon grain est amas-sé dans le grenier. Si la condamnation au feu de l’enfer n’était pas définitive, pour-quoi la récompense du Ciel le serait-elle ?

 

Loin des élucubrations d’esprits embrumés par l’hérésie moderniste et les divagations de fausses mystiques comme l’Adrienne de Von Baltazar, regardons l’Évangile, écoutons ce que nous dit Notre-Seigneur. Il nous fait une illustra-tion de ce qu’est la vie humaine en société ici-bas. En créant l’homme, Dieu ne s’y est pas pris à plusieurs fois, par petites touches. Il a créé un homme et une femme parfaitement homme et parfaitement fem-me, et non point des anthropopithèques, c’est à dire moitié singes et moitié hommes. Nous descendons tous du premier couple humain, sans quoi il ne saurait y avoir de mariages féconds entre des personnes de races différentes et l’humanité ne serait pas une espèce, mais un groupement d’espèces différentes (Et les théories racistes seraient justes !). Cette création est parfaite dans son ordre : c’est du bon grain que Dieu a semé.

 

Saint André Corsini Evêque.

Mais le Péché Originel vint cor-rompre cet ordre admirable et l’humanité est devenue un mélange de bon grain et d’ivraie. Le Tentateur est passé par là ! Et depuis, doivent se côtoyer des gens bien différents. Les uns marchent vers le Ciel par leur fidélité, tandis que les autres, pauvres fous, marchent vers le feu éternel en accumulant les péchés sans effort de conversion. Qui plus est, l’ivraie, tirant sa substance du sol, mêle ses racines à celles du bon grain et éprouve le bon grain.

 

Quand on a conscience de marcher vers le Ciel, peut-être en trébuchant, mais d’y aller quand-même, la présence, l’exemple, l’entraînement ou la répugnance des pécheurs provoquent de rudes combats intérieurs.

 

Certains pourraient en penser que le Bon Dieu n’est pas raisonnable : il faudrait qu’Il fasse périr tous les grands pécheurs, tous les complices de Satan, pour que les bons – c’est à dire nous évidemment – puissent vivre tranquilles sur cette terre.

 

Dieu n’est certes pas raisonnable, c’est vrai ; mais parce qu’Il est infiniment au-dessus de notre misérable raison. C’est Lui qui décide pour chacun le temps à vivre sur terre, à y exercer sa chance de Salut. La présence des pécheurs, l’obligation de les supporter, sont l’occasion que Dieu nous donne d’exercer notre fidélité. Si on achète un superbe véhicule tout-terrain, ce n’est pas pour le mettre dans son salon en guise de décoration mais bien pour s’en servir. Notre fidélité acquiert sa valeur et ses mérites dans les difficultés. C’est seulement à la fin que se fera le grand tri.

 

Justement, cela implique bien des choses pour chacun de nous. Nous sommes tous comme ce dieu Janus de la mythologie romaine. Nous avons deux visages car en nous deux graines ont été semées. Par le Péché Originel, nous avons eu l’ivraie et par le Baptême le bon grain de la vie de la grâce. Ce qui fait qu’en nous il y a sans cesse un combat, une concurrence farouche entre le vieil homme et l’homme nouveau, entre la nature pervertie incline au péché et la nature régénérée à la grâce par les eaux du baptême. La semence de l’ivraie est une semence de mort en nous, semence de laideur, de méchanceté et de mensonge. La semence du bon grain est une semence pour la vie éternelle. Semence qui nous conduit à aimer le vrai, le beau et le bien.

 

Chacun de nous expérimente cette double semence en lui-même ; Eh bien ! nous décidons de ce que nous serons à la fin selon ce que nous laisserons prédominer dans notre vie. C’est maintenant que chacun décide d’être de l’ivraie ou du bon grain.

 

Je suis de l’ivraie destinée au feu éternel si je me révolte contre Dieu, que je ne pense à mes parents que pour l’héritage, si je me montre coléreux, violent, rancunier, si je me vautre dans l’impureté et toutes formes d’indécences, si je fraude dans le mariage, si je vole mon prochain, si je triche, si je me montre orgueilleux, envieux, égoïste etc. Ces fruits de l’ivraie sont des œuvres de mort.

 

Mais je suis du bon grain quand j’adore Dieu et que je lui obéis, que j’honore mes parents, que non seulement je ne nuis pas au prochain, mais que je lui fais du bien, quand je garde le vase de mon corps dans la chasteté et la fidélité, si je ne triche avec personne etc. Mais plus encore quand j’exerce l’esprit de sacrifice, voulant en tout pratiquer la charité divine, aimer Dieu par dessus tout, et aimer le prochain comme Dieu l’aime.

C’est ce choix personnel, qu’il faut renouveler chaque jour, qui décidera du sort éternel de chacun. L’échéance est inexorable.

 

 

Comment réussir à ne pas laisser dominer l’ivraie ? Notre-Dame nous a dit comment à Lourdes (Apparition que nous fêtons cette quinzaine) : Prière ! Pénitence !

 

2 thoughts on “Être bon grain ou ivraie, un choix que chacun fait!

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