Le Notre Père, véritable (1ère partie)

Appel à la Prière du Sonneur de Notre-Dame pour le 17 septembre 2013

LETTRE DE PONTMAIN n° 09-13

 

Mais… Mais… ! (1)

 StAugustine

« Mitte, Domine, mitigationes in cor meum, ut charitate« veritatis non amittamveritatemcharitatis :

« Envoyez, Seigneur, envoyez dans mon cœur l’adoucissement « et le tempérament de votre esprit, afin qu’entraîné par « l’amour de la Vérité, je ne perde pas la vérité de l’Amour »

Saint-Augustin (La Cité de Dieu)

 

« La vérité qui n’est pas charitable cesse d’être la vérité. »

Saint-François de Sales

 

 

 

 

Pour ce 17 septembre à Pontmain, 17ème supplique à Dieu pour le retour du roi, je voudrais vous faire part d’une réflexion que j’avais écrite il y a quelques années, et conservée sans jamais la diffuser.

Aujourd’hui, deux raisons me poussent indiciblement à le faire maintenant, et ces deux choses concernent la prière, et quelle prière puisqu’il s’agit de La Prière par excellence, Le Notre Père. Ces deux raisons sont, d’une part, un événement nouveau, et d’autre part un constat attristant fait à chacun de nos pèlerinages de Supplique à Pontmain.

 

Mauvaise traduction :

L’événement nouveau, c’est la nouvelle traduction de la Bible à paraître chez Mame le 22 novembre prochain, qui offre une meilleure traduction française du Notre Père, notamment dans sa partie finale, plus particulièrement dans sa 6ème demande, traduite actuellement de façon blasphématoire par cet « Et ne nous soumets pas à la tentation », et remplacée par : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ».

 

Le constat attristant est la conséquence de cette mauvaise traduction qui perdure depuis trop de temps (1966 – bientôt 50 ans). Cette conséquence nous la vivons tous lors de nos pèlerinages de la Supplique à Pontmain… Vous avez dû le remarquer comme moi, c’est l’horrible cafouillage auditif qui se produit à la fin de nos Notre Père, chacun disant la formule qu’il trouve la meilleure !

Vraiment, la traduction « moderne » du Notre Père révèle, s’il le fallait encore, la division des catholiques…  Et en fait, la bonne question à se poser est plutôt la suivante : Est-ce que cette mauvaise traduction « révèle » ou « provoque » cette division ?

 

Car il s’agit bien d’une « mauvaise » traduction en français !

Et même pire !

 

 

En réalité, la traduction française de 1966, allie faute de français, erreur de sémantique, irrespect, et blasphème pour clore le tout.

Il est même incroyable qu’en 1966, les responsables et éminents spécialistes de tout ce travail réalisé sur le Notre Père aient laissé passer de telles fautes qui sont purement et simplement de triviaux contresens qu’un professeur de grec et de latin de sixième classique de l’époque n’aurait pas manquer de noter avec un zéro pointé et une ou deux heures de colle à la clé !

 

Mais passons…

 St-Francois-de-Sales

Fraude !

C’est au début de 1964 qu’une commission mixte (catholiques, orthodoxes, protestants) entreprit, dans un esprit d’œcuménisme, de faire adopter une traduction commune du « Notre Père ». La nouvelle traduction fût imposée pour Pâques 1966. Une autre information, de taille celle-là, provenant de membres actuels du haut et bas Clergé, est qu’en réalité, les initiateurs du « nouveau Notre Père » de 1966 ont voulu une traduction commune, surtout avec celle des protestants dont l’ancienne était la plus éloignée.

 

Pour ce faire et surmonter des difficultés ontologiques de chacun, on se fit faussaire et on frauda les mots… en y intégrant sans aucune honte, qui les fautes de français, qui les erreurs de sémantique, qui le blasphème ! Cette commission pensait-elle qu’en agissant ainsi elle appliquerait rigoureusement les citations de :

. Jean Jaurès : « Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots. »,

. Albert Camus : « Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde. »,

. Platon : « La perversion de la Cité commence par la fraude des mots,

et que sa traduction deviendrait ainsi l’un des facteurs, voire LE facteur de la division des catholiques ?

 

Aussi, pour proposer une bonne traduction, qui tienne compte à la fois de l’esprit et de la lettre des textes grec et latin, nous allons commencer par donner, pour chaque demande de la prière, les versions grecques et latines, – comme références – puis française d’avant 1966 et française d’après 1966 (cette dernière, nous l’appellerons « moderne »). La version grecque sera écrite en caractères latins pour venir en aide à ceux qui ne lisent pas les caractères cyrilliques, et écrit phonétiquement avec la prononciation « comme les Grecs le prononcent, comme on le prononce dans la liturgie grecque » (Yves Daoudal – voir son étude sur le Notre Père en grec) :

http://yvesdaoudal.hautetfort.com/list/conferences/le-notre-pere-en-grec.html

 

En même temps, nous analyserons la version française « moderne » en faisant ressortir les erreurs qui l’entachent et qui font d’elle une traduction exécrable.

 

Cette lettre sera particulièrement longue, aussi, nous l’écrirons en 2 étapes.

La première étape (17 Septembre 2013) traitera de la première partie du Notre Père, depuis « Notre Père… », jusqu’à « … sur la Terre comme au Ciel ».

La seconde étape sera pour le 17 octobre 2013. Elle traitera la seconde partie de la prière, depuis « Donnez-nous aujourd’hui… », jusqu’à la fin.


 

Et c’est seulement à la toute fin de ces lettres que leur titre unique pourra être compris… !

 182619824

 

La prière dans son ensemble :

Nous allons utiliser la règle suivante et écrire :

 

. En gris : Le texte en grec (en caractères latins)

. En noir : Le texte en latin

. En bleu : texte en français, (avant 1966)

. En rouge : texte en français (après 1966)

 

Mais avant de commencer, écrivons d’abord le Notre Père dans sa globalité dans ces quatre versions pour avoir à l’esprit ce sur quoi nous allons travailler :

 

 

00. Pater imóne o en dis ouranís,
Pater noster, Qui es in
coelis,
Notre Père, Qui êtes aux cieux,
Notre Père, Qui es aux cieux,

 

01. Hayiasthíto to onomá sou,

Sanctificeturnomentuum,

Que Votre Nom soit sanctifié,

Que Ton Nom soit sanctifié,

 

02. Eltheto i vassilía sou,

Adveniatregnumtuum,

Que Votre Règne arrive,

Que Ton Règne vienne,

 

03. Yenithito to thélimá sou,

Fiat voluntas tua,

Que Votre Volonté soit faite,

Que ta volonté soit faite,

 

Os èn ourano kai epí tis yis ;
S
icut in coelo et in terra ;
Sur la terre comme au ciel ;
Sur la terre comme au ciel ;

 

 

04. Tone artone imone tone epioussione dhos imin simerone ;
Panem
nostrumquotidianum da nobishodie,
Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (ou de chaque jour)
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,

 

05. Kai aphès imíne ta ophilimata imóne,
Et
dimittenobisdebitanostra,
Pardonnez-nous nos offenses,
Pardonne-nous nos offenses,


 

Os kai imís aphíémène tis ophilétais imóne ;

Sicut et nos dimittimusdebitoribusnostris ;

Comme nos pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ;

 

 

06. Kai mi issénènguis imás is pirasmóne,
Et ne nos inducas in tentationem,
Et ne nous laissez pas succomber à la tentation,
Et ne nous soumets pas à la tentation,

 

07. Allá rhissai imas apo tou ponirou.
Sed libera nos a malo,
Mais délivrez-nous du Mal,
Mais délivre-nous du Mal,

 

Amen.
Ainsi soit-il.
Amen.

 

La suite ici…

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